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SPOON Magazine | 01 | Editorial

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SPOON Magazine | 01 |

Editorial

About restarting SPOON after a pause of more than 10 years there is a lot to say. Unfortunately we are image fanatics and a bit allergic to words.

We also developed during this last decade a certain aversion for advertisment pages. Do you really want to watch 10 or 20 pages full of hit bags in front of the face of teenage models before some real content? Is that really your ultimate vision of a fashion photography magazine?

Trying to seduce advertisers means adapting our media to their wishes, not to mention that we would have obligations : diffusion, brands appearances, texts, etc. You may have noticed too that the fashion industry is now a part of the big finance industry, groups are bigger (and richer) and designers are fewer (and poorer). As we were saying in our very first editorial in SPOON VOL 1, it is quite important (at least for us) that we should preserve a certain amount of diversity : what is true for ecology, is also true in «fashionology», and beeing a voice of the corporate marketing propaganda is not exactly our cup of tea. You can call us punks for that if you want!

In 1996 when we started SPOON Future was hip : emerging new technologies, promising perspectives of a new millenium, etc, and Future was still some kind of concept you would fantasize with.

Not so long ago, while asking a designer what meant for him the terms Future and science fiction : we were told : Future, what Future? We already are in this «long time ago far away Star Wars galaxy» aren’t we?

Yep, we certainly are already behind the mirror, and trapped :

oscillating in between 1984’s nightmare and a cheesy heroic fantasy universe.
May be, probably : but for sure this is yet another world.

SPOON 01 editorial Ph. Patrice Fuma Courtis

 

A propos du redémarrage de SPOON, après une pause de plus de 10 ans, il y aurait beaucoup à dire. Malheureusement nous sommes des fanatiques d’images et quelque peu réfractaires aux longs discours.

Nous avons par ailleurs développé durant la dernière décade, une certaine aversion pour les pages de publicité. Tenez vous tant que cela à voir 10 ou 20 pages de «hit bags» masquant le visage d’une mannequin adolescente, avant d’accéder au vrai contenu? Est ce là votre vision ultime de ce que doit être un magazine de photographie de mode?

Essayer de séduire les annonceurs signifie adapter notre media à leur voeux, sans oublier que par conséquent, nous aurions des obligations de diffusion, de choix de marques, de textes convenus, etc . Vous l’aurez sans doute constaté, la mode, enfin «l’industrie de la mode», est désormais un maillon de l’industrie financière, les grands groupes sont plus grands (et plus riches) les créateurs indépendants moins nombreux (et plus pauvres). Comme nous le disions déjà dans le tout premier SPOON VOL 1, il est important (au moins en ce qui nous concerne) que l’on préserve un certain niveau de diversité : et ce qui est vrai en écologie l’est aussi dans la mode, de surcroit, nous faire les porte parole de la propagande marketing des grands groupes n’est pas exactement notre tasse de thé. Et vous êtes autorisés à nous traiter de punks si vous le voulez!

En 1996 alors que l’on commençait l’aventure SPOON le Futur était  «hip» : des technologies émergentes, les perspectives prometteuses d’un nouveau millénaire, etc, le Futur était encore une sorte de concept sur lequel l’on pouvait fantasmer.

A un créateur auquel on demandait son avis à propos de sa vision du Futur et de la science fiction, nous nous étions vu répondre: Futur, mais quel Futur? Mais nous sommes déjà dans «une lointaine, la si lointaine galaxie de la Guerre des Etoiles» non?

Ouaip, on est certainement déjà passés derrière le miroir, piégés à osciller entre un 1984 cauchemardesque et un décor kitsch d’heroic fantasy d’opérette.

Peut être, probablement : mais ce qui est sûr, c’est que nous sommes déjà dans un autre monde.

 

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